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Association européenne de libre-échange

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L'Association européenne de libre-échange (AELE, en anglais European Free Trade Association - EFTA) est une association visant à établir une zone de libre-échange en Europe.

L'Association européenne de libre-échange (AELE, en anglais European Free Trade Association - EFTA) est une association visant à établir une zone de libre-échange en Europe.

Les membres actuels de l'AELE sont :

  • Islande (adhésion en 1970)
  • Liechtenstein (adhésion en 1991)
  • Norvège (membre originel)
  • Suisse (membre originel)

L'accord de l'Espace économique européen - entré en vigueur en 1994 - est venu approfondir les relations entre certains Etats de l'AELE (Islande, Liechtenstein et Norvège) et l'UE. La Suisse, après avoir participé aux négociations et signé l'accord, ne l'a pas ratifié, suite à un refus exprimé par le peuple dans une votation. Toutefois, depuis, la Suisse a conclu des accords bilatéraux avec l'UE, mais en-dehors des mécanismes de l'Espace économique européen.

Histoire de l'AELE
A l'initiative du Royaume Uni, la convention de Stockholm, signée par les ministres britannique, norvégien, danois, suisse, portugais, suédois et autrichien, le 4 janvier 1960, a donné naissance à l’Association européenne de libre-échange.

Elle avait pour objectif de créer une zone de libre-échange pour les pays d’Europe non membres de la Communauté économique européenne (CEE) et de contrebalancer celle-ci en regroupant les Etats pays qui ne souhaitent pas entrer dans la CEE. Le but était de créer une zone de libre-échange alors que la CEE se fondait sur une union douanière et un marché commun ainsi que des politiques communes (agriculture, transports, etc), avec un objectif d'approfondissement progressif et d'union politique.

Toutefois, par la mise en place de l’AELE, le Royaume-Uni espérait surtout pouvoir établir une grande zone de libre-échange avec la CEE. Face à l’échec d’un tel projet, le Royaume-Uni finira par poser sa candidature à la CEE en août 1961, laquelle fut refusée par la France.

Peu après sa création en 1960, elle est composée de 7 membres :

  • Royaume-Uni
  • Danemark
  • Norvège
  • Suisse
  • Portugal
  • Autriche
  • Suède

Se sont ajoutés ensuite :

  • Islande (adhésion à l'AELE en 1970) ; Fin 1970 : 8 membres, mais fin 1973 : 6 membres en raison du retrait du Royaume-Uni et du Danemark.

Puis :

  • Finlande (adhésion à l'AELE en 1986) ; Fin 1986 : 6 membres, en raison du retrait du Portugal.
  • Liechtenstein (adhésion à l'AELE en 1991) ; Fin 1991 : 7 membres, mais fin 1995 : 4 membres seulement, avec le retrait de l'Autriche, de la Suède et de la Finlande.

Peu à peu, les membres de l'AELE ont rejoint la Communauté européenne :

  • Royaume-Uni (départ en 1973)
  • Danemark (départ en 1973)
  • Portugal (départ en 1986)
  • Autriche (départ en 1995)
  • Suède (départ en 1995)
  • Finlande (départ en 1995).

Trois pays de l'AELE (l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège) et l'Union européenne ont constitué l'Espace économique européen en 1994. La Suisse était aussi partie prenante de l'accord mais le peuple et les cantons suisses ont refusé cette adhésion par référendum le 6 décembre 1992 par 50,3 % des voix et 16 cantons sur 23. La Suisse a alors cherché à régler ses rapports avec l'UE par des traités bilatéraux.

De nos jours, les membres restants de l'AELE ne sont pas candidats à l'adhésion à l'Union européenne. Cela s'explique par de nombreux facteurs, variables selon les Etats membres.

L'on peut mentionner des facteurs économiques, comme la volonté de garder le contrôle sur la politique en matière de pêche, qui présente une grande importance économique et politique pour l'Islande et la Norvège ; celle de conserver les subventions pour l'agriculture de montagne en Suisse.

Il y a également des facteurs plus politiques, comme la volonté de conserver une indépendance fraîchement conquise pour l'Islande (indépendante du Danemark depuis 1944) et la Norvège (indépendante de la Suède depuis 1905), et une tradition d'indépendance et de neutralité pour la Suisse.

Plus récemment, la Suisse a intégré l'Espace Schengen.

Les accords de libre-échange entre l'AELE et les autres pays
L'AELE a également des accords de libre-échange avec le Canada, le Chili, la Corée du Sud, la Croatie, l'Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, la Macédoine, le Maroc, le Mexique, l'Autorité palestinienne, la SACU, Singapour, la Tunisie et la Turquie.

Les accords qu'elle avait avec l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Slovénie sont devenus caducs le 1er mai 2004 et le 1 janvier 2007 pour la Bulgarie et la Roumanie lorsqu'ils ont rejoint l'Union européenne.

Des négociations sont en cours pour la conclusion d'accords de libre-échange avec l'Algérie, la Colombie, le Conseil de coopération du Golfe, l'Inde, le Pérou et la Thaïlande.

Des négociations pour des accords de libre-échange pourraient voir le jour avec l'Indonésie et la Russie.

Des déclarations de coopération commune ont par ailleurs été signées avec l'Albanie, le Mercosur, la Mongolie, la Serbie et l'Ukraine.

Trois pays de l'AELE (l'Islande , le Liechtenstein et la Norvège) et la Communauté européenne ont constitué l'Espace économique européen en 1994. La Suisse n'est pas partie prenante à cet accord mais dispose d'accords particuliers avec la Communauté européenne.

Article sous licence GFDL. Auteurs

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